|
|

Situé
dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne, le château de
Randan, a été construit en
1204.
La
princesse Adélaïde d'Orléans en devient
propriétaire en 1821, et avec l'aide de l'architecte
Pierre-François-Léonard Fontaine, elle lance,
de 1821 à 1831, une restauration et un agrandissement
du château (rajout d'une aile, d'une chapelle, de
cuisines), ainsi que la création de
dépendances ("l'Orangerie" de 55 mètres, la
Serre, le "Grand Commun" (une vacherie, une laiterie, une
écurie, une sellerie, une forge et les logements des
domestiques) et d'un parc paysager sur les 100 hectares du
site.
Parallèlement,
ils travaillent tous deux, à la transformation du
relais de Chasse acquis en 1929 (le château de
Malmont), et créent dans les environs du
Domaine.:
48 chemins, 2 nouvelles routes, un pont, deux écoles,
une salle de Justice, une tannerie, et un
moulin.
D'après
l'historien Georges Touchard-Lafosse.:
"la royale propriétaire de ce domaine ne le visite
pas souvent". Il est vrai qu'elle possède d'autres
domaines (le château d'Arc-en-Barrois qu'elle a
construit en 1845, par
exemple).

A
la fin du XIXe siècle, la comtesse de
Paris, Marie-Isabelle d'Orléans-Montpensier
(Séville 1848 -+ Villamanrique de la Condessa 1919),
fille aînée d'Antoine d'Orléans (Neuilly
1824 -+ Cadix 1890), 9ème enfant de Louis
Philippe Ier, et épouse (Kingston 1864) de
son cousin germain, Louis Philippe d'Orléans II
(Paris 1838 -+ Stowe House - GB 1894), remanie et modernise
le domaine (électrification, eau courante,
etc.).

Henri
d'Orléans, 4ème comte de Paris de
1929 à 1999 et prétendant à la couronne
de France, y séjourna enfant avec ses parents
où fin juillet 1914, ils apprirent la
déclaration de guerre.

En 1915, après y avoir installé un
hôpital militaire, la comtesse de Paris et ses filles,
Amélie, Hélène, Isabelle et Louise, se
firent infirmières pour y soigner les soldats
blessés.

A sa mort, en 1919, dans son autre propriété
andalouse, le Domaine échut à son plus jeune
fils Ferdinand d'Orléans, duc de Montpensier (Eu 1884
-+ Randan 1924), qui à Randan, le 20 Août 1921,
épouse Marie-Isabelle Gonzalez de Olaneta e Ibarreta,
Marquise de Valdeterrazo (1895- 1958). Le jeune couple y
vivra trois ans, jusqu'à la mort inexpliquée
du Duc Ferdinand - overdose ? - qui avait testé en
faveur de sa jeune femme.
Dans
la nuit du 25 au 26 Juillet 1925, lors d'un séjour de
cette dernière, le château - dont elle avait
résilié le contrat d'Assurances - est
ravagé par un incendie, ne laissant que ruines qui ne
furent pas relevées depuis. (Une narration
détaillée de cet événement peut
être trouvé sur le site
de M. Pichon).

L'essentiel du contenu du château,
décoré et meublé depuis un
siècle, sauvé du brasier, fut rapidement
transporté en Espagne, tandis que furent
entreposées dans ses dépendances, les
nombreuses uvres et objets d'art, peintures et
meubles.
Un
musée cynégétique, composé de
450 trophées rapportés du monde entier, par la
comtesse et Ferdinand. Ces pièces furent
réalisées par le meilleur taxidermiste de
l'époque (Rowland-Ward à Londres) et mis en
scène dans des dioramas très
réalistes.
Le
25 juillet 1940 fut élaborée, dans la vaste
clairière de la forêt de Randan, la charte
constitutive des "Compagnons de France", mouvement
créé par le régime de Vichy.

Le 26 Juillet 1942, leur protecteur, Philippe Pétain,
chef de l'État Français, vint à Randan
parmi 5000 jeunes, rendre hommage à leur action.

Après la seconde guerre mondiale, le comte de Paris,
Henri d'Orléans (Nouvion en Thiérache 1908 -+
Cherisy 1999), héritier présomptif du Duc,
revendiqua sans succès un lot important d'argenterie
et de bijoux de famille issu du "legs Montpensier". Il fut
débouté en justice tant auprès de la
duchesse que de son légataire universel José
Maria Duarte, aristocrate espagnol, majordome et second
époux secret de la Comtesse Marie-Isabelle.

En 1991, l'État Français, soucieux
d'empêcher la dispersion des souvenirs Orléans
remisés là depuis 70 ans et dont la chapelle
néo-classique abrite 3
cénotaphes.
Le
Comte de Paris intervint auprès du président
du Conseil Régional d'Auvergne M. Valéry
Giscard d'Estaing, afin que Randan ne soit pas vidé
et démantelé.

En 1999, les héritiers Duarte mettent en vente aux
enchères publiques, le dernier domaine royal
français du XIXe siècle, immeubles
et meubles. Mais l'État s'y oppose et achète
en 2000, les collections, soit 280 pièces d'armes et
4896 objets mobiliers divers, tandis que début 2003,
le Conseil Régional d'Auvergne fait l'acquisition des
bâtiments, sur lesquels il engage un vaste programme
de rénovation.

En 2005 a été créée
"l'Association des amis du Domaine Royal de Randan" (sigle
abrégé ADRR).
Propriétaires
du Domaine Royal
Depuis
1204 à 1821, une trentaine de propriétaires
apparaissent, des Comtes, des Ducs jusqu'en 1818 (On peut en
trouver le détail sur Wikipédia).

Dans la période plus récente :
- 1821-1847
Adélaïde
d'Orléans (1777-1847)
- 1847-1894
Louis
Philippe II (1838-1894)
- 1894-1919
Marie-Isabelle
d'Orléans (1848-1919)
- 1919-1924
Ferdinand
d'Orléans (1884-1924)
- 1924-1958
Marie-Isabelle
Gonzalez de Olaneta e Ibarreta (1895-1958)
- 1958-1999
José
Maria Duarte
- 1999-
Conseil
Régional d'Auvergne

Adélaïde
d'Orléans
|
|

Louis
Philippe II
|
|
|
|
|

Marie-Isabelle
d'Orléans
|
|

Ferdinand
d'Orléans
|
|
|
|
|
|
Histoire
d'un monument
|